Crépuscule du Cinéma UGC Normandie : Un Dernier Regard Émouvant

Le 13 juin prochain, les portes de l’UGC Normandie, l’avant-dernier cinéma des , se fermeront définitivement. Ce lieu, chargé d’, a accueilli des générations de depuis son ouverture le 4 février . Avec ses 2000 fauteuils, il représentait un des bastions de la cinématographique parisienne. Pour marquer ce triste moment, Guillaume Louyot ( Artworks) a réalisé une vidéo intitulée « Crépuscule du Cinéma UGC Normandie. » Pendant 6 minutes, il nous invite à traverser les salles désertes du cinéma, offrant une perspective minimaliste et mélancolique. Les plans, rappelant l’intérieur d’un , capturent la majesté de la salle principale et l’intimité de la salle 2, toutes deux vides et silencieuses.

Le cinéma Normandie impressionne par ses volumes : une salle en éventail de 45 mètres de long, 37 mètres de large et 14 mètres de hauteur, conçue par les architectes Pierre de Montaut et Adrienne Gorska. À l’ouverture, La Cinématographie française loue sa éclairée et sa décoration somptueuse, comparant l’expérience à celle d’un navire de luxe.

Une acoustique exceptionnelle est obtenue grâce à des revêtements en tissu amiante incombustible. Comme les grands cinémas de l’époque, le Normandie est doté d’une fosse d’orchestre et d’une scène profonde permettant d’accueillir de grands .

Pour inaugurer la salle, la direction choisit « L’Invincible armada » d’Erich Pommer, avec Laurence Olivier, Flora Robson et Vivien Leigh. La première attire le Tout-Paris malgré des conditions météorologiques défavorables et des pannes d’électricité.

Pendant l’Occupation, le Normandie des productions allemandes, comme « Les Quatre plumes blanches » et « Quasimodo. » En , il est repris par Serge Desraine et rouvre avec un de music-hall.

Après la Libération, le Normandie redevient une salle d’exclusivités avec des films français majeurs comme « Les Caves du Majestic » et « Le Diable au corps. » Durant les années 1950, le cinéma adopte le CinemaScope avec des films comme « La Tunique. » En 1967, il est transformé en complexe de quatre salles, réouvrant en 1969 avec « Que la bête meure » de Claude Chabrol. Le cinéma devient alors une référence sur les Champs-Élysées.

Cette vidéo évoque la fin d’une époque, la disparition d’un lieu où tant d’émotions ont partagées. En regardant « Crépuscule du Cinéma UGC Normandie, » on ne peut s’empêcher de ressentir une profonde pour ce cinéma qui a marqué l’histoire des Champs-Élysées et de Paris. La de l’UGC Normandie est une perte pour tous les amoureux du cinéma, mais grâce à l’œil artistique de Guillaume Louyot, son essence continuera de vivre à travers cette œuvre visuelle. Nous vous invitons à découvrir cette vidéo émouvante et à rendre hommage à ce lieu emblématique, témoin de tant de souvenirs cinématographiques.

Sources historiques : https://salles-cinema.com/paris/cinema-ugc-normandie-a-paris

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